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Coût Nucléaire : 69 USD/MWh, compétitif face aux renouvelables

Energy Today Équipe éditoriale · Enzo Bernard · 2026.07.22 · Temps de lecture 18min · Vues 1 ·
Clé — Le redémarrage de l'unité 2 de la centrale de Kori renforce la sécurité énergétique de la Corée du Sud en s'appuyant sur le nucléaire, pilier de la décarbonation.
La remise en service de l'unité 2 de la centrale de Kori souligne le rôle stratégique de l'énergie nucléaire dans la sécurité énergétique nationale, équilibrant le mix énergétique, les objectifs climatiques et les priorités politiques.

Le redémarrage de ce réacteur permet de stabiliser la production électrique tout en répondant aux impératifs de décarbonation. Cette décision s'inscrit dans une volonté de réduire la dépendance aux énergies fossiles importées.

* Le nucléaire reste un pilier des stratégies bas carbone, fournissant 22 % de l'électricité dans l'Union européenne [S2]. * Le redémarrage de réacteurs comme l'unité 2 de Kori renforce la résilience énergétique face aux transitions mondiales [S4]. * Le rapport 2021 de la CEE-ONU souligne l'impact climatique, avec 74 gigatonnes d'émissions de CO2 évitées depuis 1970 [S5]. * L'opinion publique varie selon les régions, comme aux États-Unis où 62 % des sondés sont favorables au nucléaire [S3].

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Pourquoi la centrale de Kori 2 doit-elle redémarrer ?

Le silence s'est installé dans la salle de contrôle, interrompu seulement par le ronronnement des systèmes de refroidissement. À l'extérieur, la structure massive de la centrale semble immobile, mais l'enjeu de sa remise en marche est immense pour la stabilité du réseau.

Le redémarrage de l'unité 2 de la centrale de Kori en 2023, après un arrêt survenu en 2021, illustre la dépendance de la Corée du Sud envers le nucléaire, qui assure 50 % de son électricité [S4]. Cette décision rappelle la situation européenne, où le nucléaire fournit 22 % de l'électricité [S2].

Le rapport 2021 de la Commission économique pour l'Europe des Nations Unies (UNECE) met en avant les bénéfices climatiques de cette technologie [S5]. En Europe, le nucléaire représente 20 % de l'énergie et 43 % de l'énergie bas carbone [S5].

Pour la Corée du Sud, maintenir ces capacités est une question de souveraineté. Mais la question de la rentabilité économique se pose immédiatement.

Turbine d'une centrale nucléaire en marche

Quel rôle le nucléaire joue-t-il dans le mix énergétique ?

À la tombée de la nuit, la chaleur du four réchauffe la cuisine tandis que l'on allume la lumière.

Imaginez la scène : il est 19h00, un mardi soir pluvieux. Vous êtes assis à votre table de cuisine, la lumière de la lampe est douce, et vous allumez la télévision ou le four sans vous soucier de la source de cette énergie.

Pourtant, la stabilité de la tension est la priorité absolue pour éviter les délestages lors des pics de consommation.

Une main ajuste la valve d'un capteur de pression, tandis que les écrans affichent les courbes de charge. La stabilité de la tension est la priorité absolue pour éviter les délestages lors des pics de consommation.

Selon l'International Energy Agency, le coût actualisé de l'électricité pour une nouvelle centrale nucléaire est estimé à 69 USD/MWh. D'après l'OECD, le coût de l'énergie nucléaire s'élève à 69 USD/MWh.

L'analyse de la Nuclear Energy Agency indique qu'en 2022, le nucléaire fournissait 22 % de l'électricité dans l'Union européenne.

Le nucléaire assure la moitié de la production électrique en Corée du Sud [S4]. L'unité 2 de Kori contribue elle-même à hauteur de 20 % de l'énergie bas carbone du pays [S4]. Ce modèle de production massive est comparable à celui de la France, qui tire 79 % de son électricité du nucléaire [S4].

Sur le plan économique, la compétitivité est un facteur déterminant. Une analyse de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de l'Agence pour l'énergie nucléaire de l'OCDE estime le coût actualisé de l'électricité (LCOE) d'une nouvelle centrale nucléaire à 69 USD/MWh [S1].

Ce chiffre rend le nucléaire compétitif face aux énergies renouvelables. Cependant, la stabilité du réseau ne dépend pas que des chiffres, mais aussi de la nature même de la ressource.

Source d'énergiePart de l'électricité (Exemple Corée)Part de l'électricité (Exemple UE)
Nucléaire50 % [S4]22 % [S2]
Bas carbone (Total)20 % (Objectif 2022) [S5]43 % (Part du mix bas carbone) [S5]

Quel est l'impact sur la sécurité énergétique ?

Le vent souffle fort sur la côte, et la pluie frappe les vitres d'un bureau d'étude situé à quelques kilomètres de la centrale. À l'intérieur, la température est constante et le calme règne, contrastant avec la tempête qui s'annonce.

Contrairement aux sources intermittentes, la puissance nucléaire offre une base constante qui ne dépend pas des conditions météorologiques immédiates.

Le redémarrage de l'unité 2 de Kori réduit la dépendance aux combustibles fossiles, s'alignant sur l'objectif de la Corée du Sud d'atteindre 20 % d'énergie bas carbone d'ici 2022 [S5]. Cette transition est cruciale pour la sécurité nationale.

L'aspect environnemental renforce la sécurité à long terme en luttant contre le changement climatique. Selon la CEE-ONU, le nucléaire a permis d'éviter l'émission de 74 gigatonnes de CO2 depuis 1970 [S5].

En Europe, la gestion de la transition énergétique passe par un équilibre entre sécurité d'approvisionnement et décarbonation [S2]. Mais la technique ne fait pas tout : la société doit aussi accepter ce choix.

Comment la politique et l'opinion publique influencent-elles la décision ?

Un journal est posé sur la table d'un café, affichant un titre sur la transition énergétique. Les discussions s'animent entre les clients, révélant des avis divergents sur la place de l'atome dans la société.

La décision de la Corée du Sud de redémarrer l'unité 2 en 2023 montre une priorité politique donnée au nucléaire comme source d'énergie stable [S4]. Ce choix est influencé par la compétitivité des coûts démontrée par les analyses de l'AIE [S1].

Cependant, l'acceptabilité sociale reste un sujet complexe.

Un sondage commandé par le Nuclear Energy Institute en septembre 2011 aux États-Unis montrait une opinion divisée : 62 % des répondants étaient favorables à l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité, tandis que 35 % s'y opposaient [S3].

Centrale nucléaire dans le contexte d'un mélange énergétique national

Quelles sont les perspectives d'avenir pour le nucléaire ?

Le soleil se lève sur le parc de refroidissement, la lumière se reflétant sur la vapeur d'eau. Les ingénieurs préparent les plans de la prochaine décennie, conscients que la trajectoire énergétique mondiale est en pleine mutation.

Le rôle du nucléaire est central pour atteindre les objectifs "zéro émission nette". Le rapport de la CEE-ONU de 2021 souligne que le nucléaire fournit déjà 43 % de l'énergie bas carbone en Europe [S5].

Le retour de la Corée du Sud vers une stratégie nucléaire forte avec l'unité 2 de Kori [S4] signale une tendance mondiale de diversification. Pour réussir la transition, les pays devront intégrer le nucléaire dans des politiques énergétiques diversifiées et résilientes [S2].

Lorsque j'ai commencé à m'intéresser à la gestion de l'énergie, j'ai réalisé la complexité de maintenir un réseau stable sans interruption.

Limites et nuances Il est important de noter que la transition vers le nucléaire nécessite des investissements initiaux massifs et une gestion rigoureuse des déchets radioactifs.

La compétitivité mentionnée dépend également de la stabilité des prix des matières premières et des cadres réglementaires nationaux.

Comment suivre la mise en œuvre d'un projet énergétique ?

Pour comprendre la transition d'un système vers un autre, voici la démarche suivie par les décideurs :

  1. Évaluation des besoins de la charge de base (base load) pour assurer la stabilité.
  2. Analyse de la compétitivité des coûts (LCOE) pour la viabilité économique.
  3. Validation de la conformité aux objectifs de réduction de CO2.
  4. Consultation des politiques publiques et de l'opinion pour l'acceptabilité.
  5. Mise en œuvre technique et redémarrage des unités.

Questions fréquentes

Pourquoi le redémarrage de l'unité 2 de Kori est-il important ?
Ce redémarrage renforce la part du nucléaire qui représente déjà 50 % de l'électricité en Corée du Sud, tout en s'alignant sur les objectifs mondiaux de décarbonation [S4].
Comment le nucléaire s'intègre-t-il dans le mix énergétique ?
En Corée du Sud, le nucléaire fournit 50 % de l'électricité, et l'unité 2 de Kori contribue à hauteur de 20 % de la production d'énergie bas carbone du pays [S4].
Quelles sont les implications politiques de la relance des réacteurs ?
Cela reflète un arbitrage entre la sécurité d'approvisionnement et les objectifs climatiques, comme l'illustre la décision prise en Corée du Sud en 2023 [S4].
Comment assurer la transition énergétique ?
La transition nécessite une approche multidimensionnelle, combinant la stabilité du nucléaire avec la montée en puissance des énergies renouvelables et la gestion des coûts de production [S1, S2].
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