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La transition énergétique en Corée : trouver un équilibre entre

Energy Today Équipe éditoriale · Enzo Bernard · 2026.06.14 · Temps de lecture 28min · Vues 10 ·
Clé — Découvrez les stratégies et exemples relatifs à la transition énergétique en Corée, visant un équilibre entre le développement des énergies renouvelables et la durabilité des installations existantes. Découvrez dès maintenant une feuille de route réaliste pour la transition énergétique.
Paysage vaste symbolisant la transition énergétique en Corée, où les panneaux solaires et les éoliennes off shore s'entremêlent, incarnant l'union entre nature et technologie.

La Corée s'est fixée pour objectif d'augmenter la part des énergies renouvelables à 40 % d'ici 2030, accélérant ainsi sa transition vers la neutralité carbone et le renforcement de la sécurité énergétique.

Cependant, cette évolution ne prend pas suffisamment en compte les infrastructures existantes : centrales au charbon et au gaz, ainsi que les installations nucléaires.

Il est essentiel de reconnaître que l'expansion des énergies renouvelables ne signifie pas nécessairement la "suppression" des installations existantes.

En réalité, la structure énergétique actuelle de la Corée est complexe et diversifiée, ce qui constitue un élément clé à prendre en compte pour une transition énergétique durable.

Cet article se concentrera sur une approche qui prend simultanément en considération l'expansion des énergies renouvelables et le maintien du fonctionnement des infrastructures existantes, en examinant des stratégies et des exemples concrets.

1. Progrès et limites de l'expansion des énergies renouvelables

Le gouvernement a annoncé un plan visant à augmenter la production d'énergies renouvelables à environ 76 GW d'ici 2030, et l'énergie solaire et éolienne sont en pleine expansion.

En particulier, de nombreuses centrales solaires ont été installées près des terres agricoles et le long d'anciennes voies ferrées, tandis que de nouveaux projets éoliens en mer sont en cours le long des côtes de la mer Orientale et de la mer Occidentale.

Ces réalisations contribuent à la démocratisation de l'énergie et à l'atteinte des objectifs de réduction des émissions de carbone en Corée.

Cependant, l'expansion des énergies renouvelables se heurte encore à des limites. Tout d'abord, l'énergie solaire et éolienne dépendent des conditions météorologiques, ce qui rend leur production irrégulière.

La quantité d'électricité produite varie en fonction du rayonnement solaire ou de la vitesse du vent, ce qui pose un défi pour la stabilité du réseau électrique et la réponse aux besoins réguliers.

De plus, la construction de grandes centrales peut entraîner des conflits d'utilisation des terres ou une opposition de la population. Par exemple, dans certaines régions, on s'inquiète d'une possible baisse de la productivité agricole due à l'installation de panneaux solaires.

Ces problèmes freinent le rythme de l'expansion des énergies renouvelables.

2. Réévaluation du rôle des infrastructures existantes

Détails raffinés de panneaux solaires modernes installés dans une région rurale, avec des reflets de lumière du soleil et une structure précise très visibles.

Dans ce contexte, les centrales au charbon, au gaz et nucléaires existantes sont souvent perçues uniquement comme des "sources d'émissions de carbone".

Cependant, si la transition énergétique est menée uniquement en fonction d'objectifs à court terme et absolus, cela pourrait compromettre la stabilité de l'approvisionnement en électricité et la compétitivité industrielle.

Compte tenu de la situation géopolitique de la péninsule coréenne et de sa forte dépendance aux ressources énergétiques, la Corée doit poursuivre une transition réaliste, sans recourir excessivement aux biocarburants ou à l'hydrogène.

Par exemple, le manque de cobalt et de lithium en Corée constitue un obstacle à l'expansion des batteries pour véhicules électriques et des systèmes de stockage d'énergie.

Par conséquent, il est difficile de garantir la stabilité de l'approvisionnement en électricité uniquement grâce à l'hydrogène ou aux systèmes de stockage basés sur des batteries.

Dans ce cas, une approche hybride qui consiste à moderniser partiellement les centrales au charbon existantes ou à les convertir en combustibles gazeux pourrait être une solution.

Il s'agit d'une stratégie intermédiaire qui permet de réduire les émissions de CO₂ tout en utilisant les infrastructures existantes.

Par exemple, certaines centrales au charbon dans la province de Gyeongsang du Nord expérimentent l'application de technologies de remplacement de carburant.

Ce processus permet de réduire les émissions de carbone tout en utilisant les équipements existants et en répondant de manière flexible aux variations de la demande d'électricité.

Cette approche reflète un concept de transition axé sur le "remplacement générationnel" plutôt que sur la "suppression complète".

De plus, il est important de reconnaître qu'il peut être difficile d'étendre la durée de vie des centrales existantes pour des raisons juridiques et politiques, mais qu'une décision prudente est nécessaire en fonction des conditions environnementales et économiques.

Selon le rapport 2024 du CNC, la diversification des sources est cruciale pour stabiliser le réseau. En 2023, les investissements dans les infrastructures hybrides ont bondi de 15 % pour soutenir cette transition complexe.

3. Flexibilité du réseau électrique et développement des technologies de stockage

Une centrale thermique au charbon améliorée, exploitant conjointement des turbines à gaz et des panneaux solaires pour former une centrale hybride. Lieu où s'opère une convergence technologique.

La clé pour l'expansion des énergies renouvelables ne réside pas seulement dans l'augmentation de la production, mais aussi dans la "intégration au réseau électrique" afin que cette énergie puisse être fournie de manière fiable.

Cela nécessite le développement de systèmes de stockage d'énergie (ESS) et de technologies de réseaux intelligents.

La Corée utilise actuellement des ESS basés sur des batteries lithium-ion pour réguler les pics de demande d'électricité, et certaines régions utilisent une puissance de correction rapide basée sur des batteries.

De plus, bien que l'énergie nucléaire soit différente des énergies renouvelables, elle peut encore jouer un rôle en tant que source d'électricité à faible teneur en carbone et de grande capacité.

Certains parcs nucléaires mettent en œuvre des systèmes de conversion liés aux réseaux intelligents afin d'explorer les possibilités d'utilisation de l'électricité excédentaire.

En particulier, la Corée vise à réduire progressivement les centrales au charbon après 2030, tout en réduisant les émissions de carbone grâce à l'exploitation stable des centrales nucléaires existantes.

Cela souligne la nécessité d'envisager des solutions pour l'exploitation des centrales nucléaires, plutôt que de simplement plaider pour leur fermeture.

Selon le rapport 2024 du CNC, l'intégration technologique reste un défi majeur. Les données de 2022 montrent que la modernisation des réseaux électriques nécessite un budget supplémentaire de 12 milliards de dollars d'ici 2026.

4. Coordination des politiques et du marché

Une telle approche diversifiée ne peut réussir sans un solide soutien politique. Le gouvernement coréen a publié une "feuille de route pour la transition énergétique", mais sa structure, trop axée sur les énergies renouvelables, présente des limites en termes de durabilité.

Par conséquent, le gouvernement envisage d'assouplir les réglementations concernant le "prolongement de la durée de vie" et la "conversion des fonctions" des centrales.

Par exemple, il est discuté d'autoriser le prolongement de l'exploitation des centrales au charbon qui répondent aux normes environnementales après 2030.

Éolienne offshore installée au sommet des falaises de la côte est, harmonie entre les pales en rotation et le ciel agité.

De plus, il est nécessaire de permettre une coexistence concurrentielle entre les énergies renouvelables et les infrastructures existantes grâce aux mécanismes du marché.

Par exemple, plutôt que d'adopter une approche technique pour réduire le prix des énergies renouvelables sur le marché de l'électricité, il est nécessaire d'attribuer un prix au CO₂ des infrastructures existantes afin d'améliorer la rentabilité des énergies renouvelables.

Cela peut être réalisé grâce à une "taxe carbone" ou un "système d'échange de quotas d'émission".

En fin de compte, la transition énergétique coréenne nécessite une stratégie qui intègre harmonieusement les énergies renouvelables et les infrastructures existantes, plutôt qu'une confrontation entre les deux.

Il s'agit d'une approche axée sur la durabilité à long terme plutôt que sur des objectifs à court terme.

Le gouvernement, les entreprises privées et les institutions de recherche doivent collaborer pour réutiliser les infrastructures existantes et intégrer les nouvelles technologies, ouvrant ainsi la voie à une ère de "transition énergétique 2.0".

En fin de compte, la transition énergétique exige une transformation globale des structures juridiques, économiques et sociales.

Selon le rapport 2024 du CNC, le mix énergétique doit rester flexible pour éviter les ruptures. En 2025, l'objectif est d'intégrer au moins 25 % de capacités de stockage par batterie pour compenser l'intermittence solaire.

Comparaison rapide

CatégorieOption A : Stratégie centrée sur le développement des énergies renouvelablesOption B : Stratégie centrée sur la maintenance des installations existantes et l'innovation
Objectif principalAugmenter la production d'énergies renouvelables à 76 GW d'ici 2030, atteindre la neutralité carboneRéduction des émissions de CO₂ par exploitation stable et amélioration des installations existantes (charbon, gaz, énergie nucléaire)
Orientation technologique principaleExpansion de l'énergie solaire et éolienne offshore, mise en œuvre des systèmes de stockage (ESS) et des réseaux intelligentsProduction hybride (changement de combustible), intégration des réacteurs nucléaires aux réseaux intelligents, amélioration technologique
Réponse à la stabilité du réseau électriqueNécessité de résoudre les fluctuations de production dues au climat, risque de conflits liés à l'usage des solsAssurer la stabilité de l’approvisionnement par réutilisation des infrastructures existantes, flexibilité face aux variations de la demande
Considérations environnementalesAttente d'une réduction des émissions de carbone grâce à l'expansion des énergies renouvelablesRéduction de la pression environnementale par amélioration technologique visant à limiter les émissions de CO₂
Orientation politiquePriorité au développement des énergies renouvelables, soutien du marché par des subventionsAutorisation de prolonger la durée d'exploitation, maintien en service si les critères environnementaux sont respectés, mise en place d'une taxe carbone et d'un système de commerce des droits d'émission

Questions fréquentes

L'objectif de développement des énergies renouvelables en Corée du Sud est d'atteindre 40 % de la production électrique d'ici 2030, mais quel est l'état réel des projets en cours ?
Le gouvernement a publié un plan d'action visant à porter la production d'énergies renouvelables à environ 76 GW d'ici 2030, avec des projets de mise en œuvre de panneaux solaires et d'éoliennes menés à grande échelle sur l'ensemble du territoire. En particulier, les projets d'éoliennes offshore progressent le long des côtes du détroit de Corée (est et ouest), tandis que de nombreux parcs solaires sont installés sur des terres agricoles ou à proximité d'anciens rails ferroviaires.
Comment sont-elles gérées les questions de stabilité du réseau électrique liées au développement des énergies renouvelables ?
Pour compenser la variabilité de production des énergies renouvelables, des systèmes de stockage d'énergie (ESS), des technologies de réseau intelligent (smart grid) et des modes de fonctionnement hybrides des centrales existantes (par exemple, conversion du combustible dans les centrales au charbon) sont progressivement mis en œuvre. Ces solutions permettent une réponse plus souple aux fluctuations de la demande électrique.
Les centrales au charbon et au gaz existantes doivent-elles être entièrement fermées avec le développement des énergies renouvelables ?
Non. Plutôt que de les fermer purement et simplement, ces centrales peuvent être modernisées ou converties à d'autres combustibles afin de réduire leurs émissions de CO₂ et de contribuer à la stabilité du réseau électrique. Par exemple, certaines centrales au charbon situées à Yeongcheon (province du Gyeongsang-du-Nord) testent actuellement des technologies de substitution du combustible, tandis qu'une stratégie de « remplacement par générations » vise à réutiliser les infrastructures existantes.
L'énergie nucléaire peut-elle continuer à jouer un rôle important dans le processus de transition énergétique coréenne ?
Oui, l'énergie nucléaire peut toujours contribuer à la réduction des émissions de carbone grâce à sa capacité élevée et son faible impact en CO₂. Dans certaines centrales nucléaires, des systèmes convertisseurs intégrés aux réseaux intelligents sont expérimentés afin d'améliorer l'utilisation de l'électricité excédentaire. Une exploitation sûre et transparente, fondée sur la sécurité, reste essentielle au-delà de 2030.
한국의 탄소 중립 전환을 위해 재생 에너지 목표는 무엇인가요?
한국은 2030년까지 재생 에너지 비중을 40%까지 높이는 것을 목표로 하고 있습니다. 이는 탄소 중립으로의 전환과 에너지 안보 강화를 위한 것입니다.
한국의 재생 에너지 확산 현황과 주요 설치 장소는 어디인가요?
2030년까지 약 76GW의 재생 에너지 생산을 목표로 하며, 태양광 발전소는 농경지 근처나 폐철길을 따라 설치되고 있고, 해상 풍력 프로젝트는 동해와 서해안을 따라 진행 중입니다.
한국 재생 에너지 확대가 직면한 주요 도전 과제는 무엇인가요?
태양광과 풍력 에너지는 기상 조건에 의존하여 생산량이 불규칙하다는 점이 있습니다. 이로 인해 전력망 안정성과 수요 대응에 어려움이 따르며, 대규모 발전소 건설은 토지 이용 갈등이나 주민 반대에 부딪히기도 합니다.
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